S’installer en libéral, c’est d’abord penser à son activité. Mais quelques choix faits dans les premiers mois pèsent sur plusieurs années : mieux vaut les regarder avant la première recette.
Le régime d’imposition
Les revenus d’une activité libérale exercée en nom propre relèvent en principe des bénéfices non commerciaux. Selon le niveau de recettes, deux régimes coexistent : le régime micro, qui applique un abattement forfaitaire, et la déclaration contrôlée, qui retient les recettes et les dépenses réelles. Le second s’impose au-delà d’un seuil et peut être choisi en dessous.
Le bon choix dépend de vos charges : un praticien qui investit dans du matériel ou loue un cabinet a souvent intérêt à déduire ses frais réels.
Les cotisations sociales
Les premières cotisations sont calculées sur une base forfaitaire, puis régularisées une fois les revenus réels connus. Cette régularisation arrive avec un décalage : il faut la provisionner pour qu’elle ne surprenne pas la trésorerie.
- Identifier les caisses dont relève votre profession.
- Mettre de côté chaque mois une part des recettes.
- Anticiper la régularisation de la deuxième année.
La comptabilité dès le premier mois
Un compte bancaire dédié à l’activité, des recettes enregistrées au fil de l’eau, des justificatifs conservés : ces habitudes prises dès le début rendent la première déclaration simple, et permettent de savoir à tout moment où en est l’activité.
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