Reprendre une entreprise, c’est acheter son passé autant que son avenir. L’évaluation ne sert pas seulement à discuter un prix : elle dit ce que l’on achète vraiment.
Ce que valent les comptes
Avant toute chose, il faut s’assurer que les comptes présentés reflètent l’activité réelle. L’examen porte sur la régularité du chiffre d’affaires, la marge, les stocks, les créances clients et les dettes. Un résultat flatteur peut reposer sur un client unique ou sur des dépenses repoussées.
Les méthodes d’évaluation
Il n’existe pas de valeur unique. On croise en général une approche fondée sur le patrimoine de l’entreprise et une approche fondée sur sa rentabilité, en tenant compte du secteur et de la dépendance au dirigeant sortant.
| Approche | Ce qu’elle regarde |
|---|---|
| Patrimoniale | Ce que possède l’entreprise, déduction faite de ses dettes |
| Par la rentabilité | Ce que l’entreprise est capable de dégager dans la durée |
| Par comparaison | Les références connues dans le même secteur |
Ce qui ne figure pas au bilan
Un litige en cours, un contrat qui prendra fin, des engagements pris envers les salariés : certaines charges futures ne se lisent pas dans les comptes. C’est pourquoi l’acte de cession prévoit souvent une garantie, que l’avocat du repreneur négocie à partir de ce que l’audit a relevé.
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