Un banquier ne lit pas un prévisionnel comme une promesse, mais comme un raisonnement. Ce qu’il cherche, c’est la preuve que le projet tient, même si tout ne se passe pas comme prévu.
Des hypothèses que l’on peut défendre
Le chiffre d’affaires prévu doit s’expliquer : nombre de clients, panier moyen, rythme de montée en charge. Une hypothèse chiffrée et justifiée vaut mieux qu’une courbe ambitieuse que rien n’étaye.
La trésorerie, mois par mois
Le compte de résultat dit si le projet est rentable ; le plan de trésorerie dit s’il peut vivre jusque-là. Délais de paiement des clients, TVA à reverser, stocks à financer : c’est souvent là que se joue la décision.
- Le besoin de financement au démarrage.
- Le mois où la trésorerie est au plus bas.
- La capacité à rembourser l’emprunt sollicité.
Un scénario prudent
Présenter aussi ce qui se passe si l’activité démarre plus lentement montre que le risque a été regardé en face. C’est un signe de sérieux, pas de faiblesse.
Un financement à préparer ? Construisons le prévisionnel ensemble.